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Dico du référence­ment

Backlink : définition et ce qui fait un bon lien entrant

par Olivi­er Cor­neloup · Mis à jour en août 2026

En une phrase

Un back­link — ou lien entrant — est un lien qui pointe vers une de vos pages depuis une autre page. C’est l’un des sig­naux les plus anciens et les plus solides du référence­ment : chaque lien est une recom­man­da­tion, et Google les compte.

En bref

  • Un back­link est un lien reçu, par oppo­si­tion au lien sor­tant.
  • Sa valeur dépend d’abord de qui le fait, pas du nom­bre.
  • Le texte du lien — l’ancre — dit à Google de quoi par­le votre page.
  • Un lien payé doit être déclaré. Ce n’est pas négo­cia­ble.

Ce que c’est, exactement

Un lien a tou­jours deux extrémités. Vu de la page qui le pose, c’est un lien sor­tant ; vu de la page qui le reçoit, c’est un lien entrant — un back­link. C’est le même objet, nom­mé depuis l’autre bout.

On réserve en général le mot aux liens venus d’autres sites. Les liens entre vos pro­pres pages exis­tent aus­si et comptent, mais on les appelle plutôt mail­lage interne, parce qu’ils obéis­sent à une logique dif­férente : vous les décidez.

Pourquoi Google y attache autant d’im­por­tance. Un moteur de recherche ne sait pas lire un texte comme vous. Il a besoin de sig­naux extérieurs pour dis­tinguer une page sérieuse d’une page bavarde. Un lien est le plus vieux de ces sig­naux : quelqu’un a jugé votre page assez utile pour l’indi­quer à ses lecteurs. C’est l’idée fon­da­trice du PageR­ank.

La popularité circule par les liens : un site reconnu transmet beaucoup, un petit annuaire presque rien, et ce qu'une page reçoit se partage entre ses liens sortants
Tous les liens ne se valent pas, et de très loin : la source compte plus que le nom­bre.

D’où il vient. C’est le critère qui écrase tous les autres. Un lien depuis un site recon­nu de votre secteur vaut plus que cinquante liens depuis des annu­aires que per­son­ne ne con­sulte. Le bon réflexe n’est pas de compter, c’est de regarder : est-ce que ce site, vous seriez fier d’y être cité ?

Le rap­port avec votre activ­ité. Google éval­ue la cohérence entre le site qui cite et le site cité. Un lien d’un média spé­cial­isé de votre méti­er vaut mieux qu’un lien d’un site général­iste très pop­u­laire mais sans rap­port.

Où il est posé dans la page. Un lien au milieu d’un texte qui par­le de votre sujet n’a pas le même poids qu’un lien per­du dans un pied de page présent sur dix mille pages.

Le texte du lien. L’ancre indique à Google de quoi par­le la page visée. C’est un sig­nal fort — et c’est pour ça qu’il faut se méfi­er des pro­fils où toutes les ancres se ressem­blent.

Ce qu’il déclare. Un lien ordi­naire trans­met de la pop­u­lar­ité. Un lien por­tant rel="nofollow", rel="sponsored" ou rel="ugc" en trans­met moins, voire pas — voir lien dofol­low et lien nofol­low.

Les liens qui ne servent à rien

  • Les annu­aires général­istes. Leur époque est révolue depuis une quin­zaine d’an­nées.
  • Les liens en pied de page à l’échelle d’un site entier. Beau­coup de liens, très peu de valeur.
  • Les échanges sys­té­ma­tiques. « Je te lie, tu me lies » : le sché­ma est trop sim­ple pour ne pas être vu.
  • Les liens sur des sites sans audi­ence réelle. Un site que per­son­ne ne lit ne recom­mande per­son­ne.

Sur l’achat de liens, je préfère être clair. C’est une pra­tique mas­sive, et Google l’in­ter­dit dans ses con­signes. La règle qui, elle, n’est pas dis­cutable : un lien obtenu con­tre une con­trepar­tie doit être déclaré avec rel="sponsored". Non déclaré, il expose à une sanc­tion. C’est un arbi­trage à faire en sachant ce qu’on fait.

Comment en obtenir, et comment savoir qui vous cite

Obtenir. Il n’ex­iste pas de rac­cour­ci hon­nête. Ce qui marche : pro­duire quelque chose qu’on a envie de citer — une don­née, un out­il, un retour d’ex­péri­ence chiffré. C’est ce qu’on appelle le linkbait­ing. Et, plus prosaïque­ment : être présent là où votre méti­er se dis­cute, être cité par vos parte­naires, vos clients, votre fédéra­tion pro­fes­sion­nelle.

Savoir. Gra­tu­ite­ment, la Search Con­sole de Google liste les sites qui pointent vers vous, dans la sec­tion « Liens ». C’est par­tiel mais c’est réel, et c’est déjà beau­coup. Les out­ils payants du méti­er en voient davan­tage et esti­ment la valeur de cha­cun — c’est ce que j’u­tilise dans un audit SEO pour dis­tinguer les liens qui vous por­tent de ceux qui ne font que du nom­bre.

Et le désaveu ? Beau­coup moins sou­vent qu’on ne le croit. Google dit ignor­er de lui-même l’im­mense majorité des liens de mau­vaise qual­ité. L’outil se réserve aux cas où une cam­pagne arti­fi­cielle a réelle­ment été menée, ou en cas de sanc­tion manuelle noti­fiée.

Les erreurs fréquentes

  • Compter les liens au lieu de les regarder. Le chiffre ne dit rien.
  • Chercher des liens avant d’avoir quelque chose à faire citer. L’or­dre compte.
  • Acheter sans déclar­er. La règle est publique, son non-respect se sanc­tionne.
  • Vouloir toutes les ancres iden­tiques. C’est le sig­nal le plus facile à repér­er.
  • Désavouer par pré­cau­tion. On se prive par­fois de liens utiles pour rien.

Cette fiche fait par­tie du dico du référence­ment. Voir aus­si : netlink­ing, ancre de lien et PageR­ank.

Questions fréquentes

C’est quoi un back­link ?

Un lien qui pointe vers votre page depuis une autre page. Le mot français est « lien entrant » ou « lien retour ». Il peut venir d’un autre site ou d’une autre page du vôtre — dans le sec­ond cas on par­le plutôt de mail­lage interne.

Com­bi­en de back­links faut-il pour bien se posi­tion­ner ?

La ques­tion n’a pas de réponse chiffrée, et c’est la mau­vaise ques­tion. Un lien depuis un site recon­nu de votre secteur pèse plus que cinquante liens depuis des annu­aires sans audi­ence. Ce qui compte, c’est qui vous cite, pas com­bi­en.

Peut-on acheter des back­links ?

Ça se pra­tique mas­sive­ment, et Google l’in­ter­dit dans ses con­signes. Un lien payé doit être déclaré dans le code avec rel=“sponsored”. Non déclaré, il expose à une sanc­tion. C’est un arbi­trage à faire en con­nais­sance de cause, pas en igno­rant la règle.

Com­ment savoir qui fait des liens vers mon site ?

Gra­tu­ite­ment, la Search Con­sole de Google donne la liste des sites qui pointent vers vous, sous « Liens ». C’est par­tiel mais suff­isant pour com­mencer. Les out­ils payants du méti­er en voient davan­tage et don­nent une esti­ma­tion de leur valeur.

Un lien depuis un site sans rap­port avec mon activ­ité sert-il ?

Peu, et il peut desservir. Google éval­ue la cohérence entre le site qui cite et le site cité. Un arti­san du bâti­ment mas­sive­ment cité par des sites de jeu en ligne a un pro­fil qui pose ques­tion, quelle que soit la pop­u­lar­ité de ces sites.

Faut-il désavouer les mau­vais liens ?

Rarement, et beau­coup moins sou­vent qu’on ne le croit. Google dit ignor­er de lui-même l’im­mense majorité des liens de mau­vaise qual­ité. L’outil de désaveu se réserve aux cas où l’on sait qu’une cam­pagne arti­fi­cielle a été menée, ou en cas de sanc­tion manuelle.

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