Nombre de recherches Google : combien de fois un mot-clé est-il tapé ?
En une phrase
Le nombre de recherches d’un mot-clé, c’est le nombre de fois qu’il est tapé dans Google chaque mois. On l’obtient avec l’outil de planification des mots clés de Google : gratuitement sous forme de fourchette, précisément si une campagne publicitaire est active sur le compte.
En bref
- L’outil de référence est celui de Google, dans Google Ads. Compte obligatoire, campagne facultative.
- Sans campagne active : une fourchette large. Avec : le nombre exact et le détail mois par mois.
- Un volume est une estimation. Deux outils donnent deux chiffres différents.
- Pour votre propre site, la Search Console donne des chiffres réels, et elle est gratuite.
Le tutoriel vidéo que j’avais enregistré pour cette page. Il date de 2020 : la logique n’a pas bougé, mais les écrans de Google Ads ont changé depuis — le chemin d’accès à jour est celui donné plus bas.
Pourquoi cette question revient toujours
Sur les trois critères qui font un bon mot-clé — être pertinent, être cherché, être atteignable — le deuxième est le seul qui se mesure vraiment. Les deux autres relèvent du jugement ; celui-là donne un chiffre.
D’où son attrait, et d’où le piège : on finit par choisir ses mots-clés sur le seul critère qui s’affiche en gras. Un volume sert à écarter un mot-clé que personne ne tape, et à comparer deux formulations concurrentes. Il ne dit rien de la valeur commerciale de la recherche, ni de vos chances d’y arriver.
L’outil de Google : gratuit, avec une réserve
L’outil de planification des mots clés — l’ancien « générateur de mots clés » — est fourni par Google dans Google Ads. Il donne le nombre moyen de recherches mensuelles d’un mot-clé, dans le pays et la langue de votre choix.
Créer le compte ne coûte rien. Google vous fera passer par la création d’une première campagne : vous pouvez l’interrompre avant qu’elle ne parte, et l’outil restera accessible.
La réserve, c’est la précision. Sans campagne en cours, Google ne donne plus le nombre exact : il range le mot-clé dans une tranche, prise dans une liste courte — 10 à 100, 100 à 1 000, 1 000 à 10 000, et ainsi de suite. Un facteur dix entre les deux bornes.
C’est suffisant pour éliminer un mot-clé mort. Ça ne l’est plus dès qu’il faut arbitrer entre deux mots-clés tombés dans la même tranche. Dans ce cas, une campagne à petit budget, laissée active le temps de l’étude, débloque les chiffres exacts, le détail mois par mois — donc la saisonnalité —, la répartition mobile et ordinateur, et le niveau de concurrence publicitaire.
Où le trouver, concrètement
Dans Google Ads : icône Outils, puis Planification, puis Outil de planification des mots clés. Deux entrées vous sont proposées :
- Découvrir de nouveaux mots clés — vous donnez quelques mots ou l’adresse d’un site, l’outil vous rend des idées avec leurs volumes. C’est l’entrée à utiliser quand on cherche encore. Elle est décrite en détail dans la fiche consacrée à la recherche d’idées.
- Obtenir le volume de recherche et les prévisions — vous collez une liste de mots-clés déjà établie, l’outil vous rend leurs volumes. C’est l’entrée à utiliser quand on veut trancher.
Deux réglages à ne pas oublier, sous peine de relever des chiffres qui ne veulent rien dire : le pays (par défaut, il n’est pas forcément sur la France) et la langue. Un volume relevé sans filtre géographique additionne des marchés qui ne sont pas le vôtre.
Les autres façons de connaître un volume
La Search Console, pour votre propre site. C’est l’outil que je regarde en premier, et il est gratuit. Il ne donne pas le volume du marché ; il donne mieux : le nombre de fois où votre site est apparu sur chaque recherche, et le nombre de clics obtenus. Ce ne sont pas des estimations, ce sont des relevés. Pour un site déjà en ligne, c’est de très loin la source la plus utile — et elle révèle presque toujours des mots-clés auxquels personne n’avait pensé.
Les outils SEO payants — Semrush, Ahrefs et les autres — donnent un volume sans passer par Google Ads, avec la difficulté estimée du mot-clé en prime. Leurs chiffres viennent de leurs propres modèles : ils ne coïncident pas avec ceux de Google, et c’est normal.
Les outils gratuits en ligne, type Ubersuggest, restent commodes pour une vérification rapide sans créer de compte Google Ads. Leurs versions gratuites se sont beaucoup resserrées depuis la première version de cette page : comptez quelques recherches par jour, pas plus.
Google lui-même, gratuitement. Les suggestions qui s’affichent pendant la frappe, les recherches associées en bas de la page de résultats et les questions posées par les internautes ne donnent aucun chiffre — mais elles disent quelles formulations existent réellement. C’est à faire avant d’ouvrir un outil de volumes.
Comment lire un volume sans se tromper
C’est une moyenne sur douze mois. Un mot-clé à 1 000 recherches par mois peut en faire 6 000 en décembre et 100 en juillet. Pour un métier saisonnier, la moyenne annuelle est le chiffre le moins informatif qui soit.
C’est une estimation. Personne, hors de Google, ne compte les recherches. Même Google arrondit et regroupe des variantes proches. Un écart de 20 % entre deux outils n’a rien d’anormal.
Un volume ne dit rien de la valeur. « Logiciel de paie » est bien plus recherché que « devis logiciel de paie ». Le second amène des clients, le premier des curieux. La longue traîne vaut souvent mieux que la tête.
Et un volume ne dit rien de vos chances. Avant de retenir un mot-clé, tapez-le et regardez qui occupe la première page. C’est gratuit, ça prend dix secondes, et ça évite des mois de travail sur un mot hors de portée.
Les erreurs fréquentes
- Relever un volume sans filtrer le pays. L’erreur la plus courante, et celle qui fausse tout.
- Prendre la moyenne annuelle pour une activité saisonnière. Regardez la courbe, pas le chiffre.
- Comparer des volumes issus de deux outils différents. Les échelles ne sont pas les mêmes.
- Choisir uniquement sur le volume. C’est un critère sur trois.
- Ignorer sa propre Search Console. Des chiffres réels, gratuits, et déjà là.
Cette fiche fait partie du dico du référencement. Voir aussi : mot-clé et longue traîne. Le choix des mots-clés est le premier chantier d’un audit SEO : c’est là que se décide tout le reste.
Questions fréquentes
Comment connaître gratuitement le nombre de recherches d’un mot-clé ?
Avec l’outil de planification des mots clés de Google, qui demande un compte Google Ads mais pas de campagne. Sans campagne active, il ne donne qu’une fourchette large — 10 k à 100 k par exemple — au lieu du chiffre exact. C’est gratuit et souvent suffisant pour trier.
Pourquoi Google me donne une fourchette et pas un chiffre ?
Parce que le chiffre précis est réservé aux comptes qui font tourner une campagne publicitaire. C’est un choix commercial de Google : l’outil sert d’abord ses annonceurs. Il suffit qu’une campagne, même petite, soit active pour que les nombres exacts apparaissent.
Les volumes affichés sont-ils fiables ?
Ce sont des estimations, pas des relevés. Deux outils donneront deux chiffres différents pour le même mot-clé, parfois du simple au double. Ce qui est exploitable, c’est l’ordre de grandeur, et l’écart entre deux mots-clés comparés dans le même outil.
Existe-t-il un moyen de connaître les vrais chiffres de mon site ?
Oui, et il est gratuit : la Search Console de Google. Elle ne donne pas le volume du marché, mais elle dit exactement combien de fois votre site est apparu sur chaque recherche, et combien de clics il a reçus. Pour un site déjà en ligne, c’est la source la plus utile.
Un mot-clé très recherché est-il un bon objectif ?
Pas forcément. Le volume n’est qu’un des trois critères de choix, avec la pertinence et l’accessibilité. Un mot très recherché mais vague ou hors de portée coûte du temps sans rapporter de clients.
Le volume affiché correspond-il à la France ?
Seulement si vous l’avez demandé. L’outil de Google se règle par pays, et même par ville ou par région. Un volume relevé sans filtre géographique peut inclure d’autres pays francophones et vous donner une image très fausse de votre marché.
