Balise h1, h2, h3 : définition et rôle en SEO

En une phrase

La balise h1 est le titre prin­ci­pal d’une page web, inscrit dans son code. Les balis­es h2, h3 et suiv­antes mar­quent les sous-titres et organ­isent le con­tenu en niveaux, comme les chapitres et les sous-chapitres d’un livre.

En bref

  • h1 = le titre de la page. h2 = les grandes par­ties. h3 = les sub­di­vi­sions de ces par­ties.
  • Elles ne ser­vent pas qu’au référence­ment : elles dis­ent à Google, aux IA et aux lecteurs d’écran de quoi par­le votre page et com­ment elle est organ­isée.
  • Une seule h1 par page reste la bonne pra­tique — mais ce n’est pas une règle absolue de Google, con­traire­ment à ce qu’on lit sou­vent.

À quoi servent vraiment ces balises

Quand vous rédi­gez dans Word­Press, vous met­tez des titres et des sous-titres. Ce que vous ne voyez pas, c’est qu’en couliss­es chaque niveau de titre reçoit une éti­quette : h1 pour le titre prin­ci­pal, h2 pour les grandes par­ties, h3 pour leurs sub­di­vi­sions, et ain­si de suite jusqu’à h6.

Cette struc­ture a trois lecteurs, et c’est ce qu’on oublie le plus sou­vent.

Google s’en sert pour com­pren­dre le sujet de la page et la hiérar­chie des idées. Ce n’est pas le fac­teur de classe­ment le plus puis­sant — loin de là — mais c’est un sig­nal clair et gra­tu­it, et il serait dom­mage de s’en priv­er.

Les intel­li­gences arti­fi­cielles s’en ser­vent encore davan­tage. Quand Chat­G­PT ou Per­plex­i­ty cherchent une réponse à repren­dre, ils extraient des blocs autonomes. Un para­graphe placé sous un titre explicite a bien plus de chances d’être cité qu’une infor­ma­tion noyée dans un long texte sans struc­ture.

Les per­son­nes défi­cientes visuelles, enfin, nav­iguent d’un titre à l’autre avec leur lecteur d’écran. Une page sans hiérar­chie de titres leur est pra­tique­ment inutil­is­able. C’est un point d’ac­ces­si­bil­ité, pas seule­ment de référence­ment.

Schéma : où se trouvent les balises h1, h2 et h3 sur une page web

Les balis­es h1, h2 et h3 sur une page réelle de ce site. Le texte est sché­ma­tisé ; les titres sont ceux de la page Vis­i­bil­ité IA.

Un exemple concret

Prenons une page qui présente vos tar­ifs. Sa struc­ture logique ressem­ble à ceci :

  • h1 — Tar­ifs et presta­tions de référence­ment
  • h2 — L’au­dit SEO
    • h3 — Ce que con­tient l’au­dit
    • h3 — Com­bi­en de temps il prend
  • h2 — L’ac­com­pa­g­ne­ment men­su­el
    • h3 — Ce qui est inclus

Vous voyez le principe : on ne saute pas de niveau. On ne passe pas d’un h2 à un h4 parce que la taille du texte nous plai­sait mieux. Les balis­es décrivent une organ­i­sa­tion logique, pas une apparence — la taille et la couleur, c’est le rôle du style, pas celui de la balise.

Comment mettre un h1 en place, concrètement

Si vous écrivez le code vous-même

Une balise, c’est un mot entre chevrons, qui s’ou­vre puis se referme. Le titre se glisse entre les deux. Voici la struc­ture de tout à l’heure, écrite en HTML :

<h1>Tarifs et prestations de référencement</h1>

<h2>L'audit SEO</h2>
<p>Un paragraphe qui présente l'audit.</p>

<h3>Ce que contient l'audit</h3>
<p>Le détail de ce qui est passé en revue.</p>

<h2>L'accompagnement mensuel</h2>
<p>Et ainsi de suite.</p>

C’est tout. Et surtout : la balise ne décide ni de la taille ni de la couleur du texte. Ça, c’est le tra­vail de la feuille de style, le CSS. Un h1 peut très bien s’af­fich­er plus petit qu’un h2 si on le lui demande — mau­vaise idée, mais c’est pos­si­ble, et ça mon­tre bien que le niveau et l’ap­parence sont deux choses séparées.

Si vous êtes sur WordPress

Dans l’im­mense majorité des cas, le titre que vous sai­sis­sez en haut de l’écran d’édi­tion devient le h1, et le thème s’en charge tout seul. C’est le cas de cette page : je n’ai écrit « h1 » nulle part, j’ai sim­ple­ment rem­pli le champ du titre.

Pour les sous-titres, dans l’édi­teur de blocs, ajoutez un bloc Titre puis choi­sis­sez son niveau (H2, H3…) dans la barre d’outils qui appa­raît au-dessus du bloc. Avec un con­struc­teur de pages comme Divi ou Ele­men­tor, chaque mod­ule de texte pro­pose le même réglage.

Deux pièges revi­en­nent sou­vent. Cer­tains thèmes posent le h1 sur le logo : toutes vos pages annon­cent alors le même titre, le nom du site. Et cer­tains con­struc­teurs de pages masquent le titre automa­tique dès qu’on les active — la page se retrou­ve sans aucun h1, sans que rien ne le sig­nale. Ça m’est arrivé sur cette page même, en la refaisant : ironie par­faite pour une fiche con­sacrée à la balise h1.

Comment vérifier, en dix secondes

Le plus sim­ple : clic droit sur le titre de la page, puis Inspecter (ou Exam­in­er l’élé­ment selon le nav­i­ga­teur). Un pan­neau s’ou­vre sur le code de la page, posi­tion­né directe­ment sur la ligne du titre. Vous y lisez la balise en clair.

Clic droit sur le titre puis Inspecter : la balise h1 apparaît surlignée dans le code de la page

L’in­specteur du nav­i­ga­teur, ouvert sur cette page : la ligne du titre est bien un h1.

Deux autres méth­odes si le clic droit vous rebute. Ctrl+U (Cmd+Option+U sur Mac) affiche le code source com­plet de la page : un Ctrl+F sur <h1 vous dit en une sec­onde s’il y en a un, et com­bi­en. Ou bien une exten­sion d’au­dit SEO, qui liste d’un coup tous les titres de la page dans l’or­dre — c’est le moyen le plus rapi­de de repér­er un niveau sauté.

Ne pas confondre balise h1 et balise title

C’est la con­fu­sion la plus fréquente, et elle a des con­séquences réelles.

La balise title est le titre qui appa­raît dans les résul­tats de Google et dans l’on­glet du nav­i­ga­teur. Elle ne se voit pas sur la page elle-même. La balise h1, à l’in­verse, est le titre vis­i­ble en haut de votre page, mais elle n’ap­pa­raît pas dans les résul­tats de recherche.

Les deux peu­vent — et devraient sou­vent — être for­mulées dif­férem­ment. Le title doit don­ner envie de cli­quer depuis une page de résul­tats ; la h1 doit con­firmer au vis­i­teur qu’il est au bon endroit une fois arrivé.

Faut-il vraiment une seule balise h1 par page ?

Voilà le point où je dois cor­riger ce que j’écrivais moi-même sur cette page il y a quelques années, et ce que répè­tent encore beau­coup d’ar­ti­cles.

La posi­tion de Google est explicite. John Mueller, porte-parole de Google Search, l’a for­mulée ain­si dans une vidéo offi­cielle de la série #Ask­GoogleWeb­mas­ters : « nos sys­tèmes n’ont aucun prob­lème avec plusieurs balis­es h1 sur une page », ajoutant qu’il s’ag­it d’un sché­ma courant sur le web. Il pré­cise même qu’en HTML5, avoir plusieurs h1 est nor­mal et atten­du.

Donc non : votre page ne sera pas pénal­isée si elle en con­tient deux, ni si elle n’en con­tient aucune.

Cela dit, je con­tin­ue de recom­man­der une seule h1 par page, pour une rai­son qui n’a rien à voir avec une pénal­ité : la clarté. Une page qui annonce un seul grand titre est une page dont le sujet est net — pour le lecteur, pour Google, et pour une IA qui cherche à résumer votre con­tenu. Le jour où vous en avez deux, deman­dez-vous plutôt si vous n’avez pas deux sujets, donc deux pages.

Les erreurs que je vois le plus souvent

  • La h1 posée sur le logo. Fréquent sur les thèmes mal con­fig­urés : toutes les pages du site annon­cent alors le même titre, le nom de l’en­tre­prise. Autant ne rien dire.
  • La h1 iden­tique sur toutes les pages. Même effet : chaque page doit annon­cer son pro­pre sujet.
  • Les niveaux choi­sis pour leur taille. Un h3 util­isé parce qu’il « fait plus joli » casse la hiérar­chie. Choi­sis­sez le niveau logique, puis ajustez l’ap­parence avec le style.
  • Aucun titre du tout. Des pages entières sans le moin­dre h2, où le texte défile en un seul bloc. C’est dif­fi­cile à lire pour un humain, et qua­si inex­ploitable pour une machine.
  • Le mot-clé for­cé dans chaque titre. Répéter la même expres­sion dans tous les h2 ne fait pas mon­ter la page ; ça la rend pénible à lire.

Ce que je vérifie en audit

Sur chaque page impor­tante, je regarde qua­tre choses : la page a‑t-elle une h1, est-elle unique sur le site, décrit-elle réelle­ment le con­tenu, et la hiérar­chie des h2 et h3 suit-elle le plan du texte. C’est rapi­de à con­trôler, et sur beau­coup de sites cela révèle en quelques min­utes des pages entières qui ne dis­ent pas à Google ce qu’elles con­ti­en­nent.

C’est l’un des points sys­té­ma­tique­ment passés en revue dans un audit SEO.

Cette fiche fait par­tie du dico du référence­ment.

Questions fréquentes

La balise h1 est-elle un facteur de classement Google ?

C’est un sig­nal, pas un levi­er majeur. Google s’en sert pour com­pren­dre le sujet et la struc­ture de la page, mais une h1 bien rédigée ne com­pensera jamais un con­tenu faible. À l’in­verse, s’en pass­er revient à nég­liger un sig­nal sim­ple et gra­tu­it.

Que se passe-t-il si ma page n’a aucune balise h1 ?

Rien de dra­ma­tique : selon Google, une page se posi­tionne très bien sans h1. Mais vous perdez un repère pour les moteurs, pour les IA et surtout pour les lecteurs d’écran, qui s’en ser­vent pour nav­iguer.

Puis-je mettre une image en balise h1 ?

Tech­nique­ment oui, et c’est ce qui se passe quand la h1 est posée sur un logo. Dans ce cas, seul le texte alter­natif de l’im­age est lu. C’est presque tou­jours une erreur : préférez un vrai titre en texte.

Quelle différence entre la balise h1 et la balise title ?

La balise title s’af­fiche dans les résul­tats de Google et l’on­glet du nav­i­ga­teur, sans appa­raître sur la page. La balise h1 est le titre vis­i­ble en haut de la page, mais n’ap­pa­raît pas dans les résul­tats de recherche. Les deux peu­vent être for­mulées dif­férem­ment.

Jusqu’à quel niveau descendre : h4, h5, h6 ?

En pra­tique, h1 à h3 suff­isent pour la grande majorité des pages. Descen­dre jusqu’à h4 se jus­ti­fie sur un dossier long et très struc­turé. Si vous avez besoin de h5 et h6, c’est sou­vent le signe que la page mérit­erait d’être découpée en plusieurs.

Comment savoir si ma page a bien une balise h1 ?

Faites un clic droit sur le titre de la page, puis « Inspecter » : le code s’ou­vre sur la ligne du titre et vous lisez la balise. Sinon, Ctrl+U affiche le code source com­plet, où un Ctrl+F sur « h1 » vous dira s’il y en a un, et com­bi­en.

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